L’humanité
est un nid d’étincelles
Plein
de mirages comme frontières.
On se
mutile, on s’autodétruit
S’infiltre
de lendemains falsifiés.
J’ai
pataugé dans le silence
Sur la
peau fissurée des vieux livres.
Des
horizons d’arc-en-ciel ont déferlé
En
flux et reflux inimaginables
Les
vieux soldats labourent dans la pénombre
Les
oiseaux tambourinent dans le ciel
Les
peuples se fécondent en aquarelle.
Les
souvenirs se sont éteints
Avec
les créateurs d’étoiles
Perdus
dans l’immensité cosmique.
J’ai
mal de ne pouvoir comprendre
Le
secret des embâcles d’aimer
La
débâcle des passions migratoires.
Pourquoi
te le redire encore :
Tout
dogmatisme de l’humanité
N’est
qu’un oasis de barbelés!
Sur
les visages sculptés des vieillards
La vie
a gravé le piège du temps
J’ai
remonté le chemin des pylônes
Jusqu'à
la rivière sauvage.
Notre
destin est éphémère.
Les
millénaires s’égrènent inutiles
Dans
l’émergence immuable du néant.
Le
fœtus s’est avorté, affranchi
De la
souffrance de vivre l’humanité.
A tort
ou à raison, je n’en sais rien…
Imagine
la glace quaternaire des pôles désertiques
Déjà
pleine de morsures nucléaires
De
souillures nauséabondes, indigestes.
Notre
planète est l’ovule du génocide
Mais
on s’en fout. On n’y croit pas.
Quelle
bande de débiles! Qu’on est stupide!
L’amour,
c’est la prestidigitation temporelle
De
prendre le pollen des crépuscules
S’en
souiller les pétales de l’aurore.
Je
mangeais la mie et la croûte.
J’étais
libre… J’étais
jeune…
Je ne
me souviens plus pourquoi, ni quand,
J’ai
été robotisé dans une usine de sueurs
Je ne
m’en suis évadé que trente ans plus tard!
La
nuit, mes paupières survolaient le passé
Mêlé
d’orages nébuleux, mélancoliques
Et de
rosées cristallines d’euphorie.
Le
vent se fluide mélodieux
Dans
le plasma de chaque jour vécu
Pour
s’abimer silencieux la nuit entre les astres.
J’ai
zigzagué dans le paradoxe des pseudo-humains
Près
d’une prosaïque de regards apocalyptiques
Au
pays des paroles enchevêtrées.
Mes
illusions ont échoué, nostalgiques
Avec
une myriade d’illuminations torrentielles
Dans
mon cercueil devenu machine à désintégrer
