28) REQUIEM



Les orpailleurs de l’aurore
Sur des navires à la dérive
S’échouent sur les brise-lames
D’un outre-mer sans frontière.




Dépossédé du pays natal
Se saouler des voluptés éthérées
Du vent qui bleuit la nuit sidérale
Se dégetthoiser dans la vérité
Du chant contaminé des sirènes
D’un naufrage illusoire et éphémère




Crier plus loin que l’écho des tempêtes
Son rêve immémorial de liberté
Détruire son identité numérique décodé
Se décoloniser du passé vécu
S’enraciner aux étoiles inaliénables.




Libre sur les ruines retrouvées
Des trésors ancestraux jadis profanés.