J’ai
longtemps cherché
Au
travers le vent, la neige ou la pluie
L’empreinte
de nos ancêtres
J’ai
trop longtemps cherché
Dans
ma mémoire nos frontières du rêve
Le
chemin du pays de l’espoir
J’ai
tellement cherché
Les
paroles dévastées
Les
mots devenus moisissures
J’ai
finalement trouvé
Le
langage de la liberté
Comme
un vagabond
Ne
plus jamais attendre
A
l’aube du lendemain
Du
berceau au tombeau
Sur
les barbelés rouillés de sang
Sans
plier l’échine
En
fredonnant dans ma langue natale
A
tant chercher l’aurore
A
n’en plus finir dans la nuit
J’ai
mué du silence à la poésie
Puis
un jour sans trop savoir quand
Comme
l’oiseau au moment de la migration
En
portant dans mes mains ensanglantées
L’étendard
séculaire du fleurdelisé
J’ai
redécouvert le pays natal de mes ancêtres
Je
n’ai plus jamais cherché
Le
requiem de notre peuple.