27) LE PAYS DU QUÉBEC



J’ai longtemps cherché
Au travers le vent, la neige ou la pluie
L’empreinte de nos ancêtres


J’ai trop longtemps cherché
Dans ma mémoire nos frontières du rêve
Le chemin du pays de l’espoir


J’ai tellement cherché
Les paroles dévastées
Les mots devenus moisissures


J’ai finalement trouvé
Le langage de la liberté
Comme un vagabond
Ne plus jamais attendre
A l’aube du lendemain


Du berceau au tombeau
Sur les barbelés rouillés de sang
Sans plier l’échine
En fredonnant dans ma langue natale


A tant chercher l’aurore
A n’en plus finir dans la nuit
J’ai mué du silence à la poésie


Puis un jour sans trop savoir quand
Comme l’oiseau au moment de la migration
En portant dans mes mains ensanglantées
L’étendard séculaire du fleurdelisé
J’ai redécouvert le pays natal de mes ancêtres
Je n’ai plus jamais cherché
Le requiem de notre peuple.