L’odeur
de ses cheveux embaume
Nos
corps crispés d’engourdissement.
La
nuit mue dans le silence
Nos
vertèbres s’échinent
En
nuées d’aurores.
Je ne
trouve plus son ombre
Qui chantonne et résonne
Sur
les draps éthérés d’alcôves.
Dans
le brasier de nos peaux d’étincelles
On se
fusionne, sublime d’atomes,
Sur un
orgasme d’humus et de feuilles mortes
Où on
s’éclate a bout de souffles éreintés
La
bruine s’égoutte d’ennui
Sur
l’indicible secret
Notre
parole est introuvable
Même
dans un musée de solitude.
La
clarté de la lampe se brise sans éclat
Sur la
surface nue de ses lèvres inoccupées
Je
respire son haleine de soupirs humides
Comme
un papillon nocturne sur un rêve de lumières
J’ai
butiné l’argile velue inassouvie
Les
narines dilatées d’un souffle suave
Avec
l’enchainement du temps, du sang, des sens,
De la
pensée et du regard satellisé sur son orbite
J’ai
vagabondé sur les déchirures de l’extase
Dans
l’ensablement de nos peaux profanées
Sur
son ventre érodé
Happant
la pulpe chaude échancrée
La
langue arquée écumant en clapotis
La
miellée magique de l’antre charnelle
Entre
des faisceaux d’arc-en-ciel
Le
soleil du matin s’exaltait d’azur
Sur
nos paupières alourdies de voluptés
Comme
une douce mélancolie d’aimer
Nous
deux, enlacés dans un sommeil de tendresse.