17) LA DESTINÉE




Le destin te tend son étrange arc-en-ciel
Et tu ne peux rien y faire.
Il te couvrira d’un engourdissement de rubis
Au moment où les rêves incendiés
Font ombre de poussières au crépuscule
Près du murmure lumineux de l’azur
Où les torrents et les tourbillons s’embrouillent,
Dans les lambeaux de l’automne
Avec vents et tempêtes entrelacés, quand s’effleurent le sang et les sanglots.


N’aie pas peur du destin aux splendeurs d’émeraudes
Même s’il t’apprivoise d’insouciance ou de sagesse,
Il t’enlacera dans les joies saisonnières de la vie
Au très loin dans la spirale du temps.


Tu rêveras d’un émerveillement d’amour
Dès l’enfance, après les jeux de l’insouciance
Jusqu'à la vieillesse paisible du souvenir.


Soirs d’orage ou printemps flamboyants,
Ta destinée sera couleur d’étoile immobile
De l’abîme d’où s’envolent les oiseaux dans l’aurore.


La vie n’est que le délicat parfum
Du néant temporel.



Tu ne peux rien y faire,
C’est notre destinée!