Son
cœur terrestre est palpitant de magma
Au
travers ses veines volcaniques.
Mais
sa peau de terre est souillée et toxique
Ses
yeux aquatiques empoisonnés a jamais.
Aveuglée,
elle crache péniblement
Des nuages
acidifiés et manquant d’ozone
Et
d’oxygène, si vital et si précieux,
Par sa
chevelure forestière saccagée.
Elle
subsiste encore, mais pour combien de temps
Subjuguée
par le virus humain.
Notre
planète a le cancer de l’insouciance!
Peut-être
devrait-elle secouer la tête,
Expulsant
dans le vide néant stellaire
Le
microbe nucléaire de l’homme.
Peut-être
que notre planète mutilée
N’est
qu’une grande cage dans un zoo céleste,
Qu’un
jouet maléfique dans l’univers,
Tel un
ballon gonflable expérimental
Dans
un immense laboratoire interstellaire
Jusqu’au
jour de l’éclatement
De
l’atome humain.
Hélas,
nous sommes tous dans un génocide
Près
d’un lendemain déjà trop tard.
Nos
enfants nous pardonneront-ils?
Où
seront-ils les mutants de demain?
Nos
gouvernements sur cette planète
Ne
sont préoccupés que par le décompte de leurs votes.
Industriels
et manufacturiers pollueurs
Ne
pensent qu’a leurs richesses enivrantes.
Les
hommes et les femmes du quotidien
Sont
enlisés dans l’engrenage temporel
Du
manège illusoire de leurs vies.