Au
moment des murmures
Et des
lueurs chimériques
S’irrigant
du crépuscule lugubre
Ces
petits arbres vieillots et miniaturisés
A la
stature rachitique mais robuste
M’enlisent
d’une douceur champêtre insatiable
Loin
de la démesure humaine et fébrile
De la
rapacité de l’homme avide.
Leur
écorce en lambeaux vétustes
S’effrite
jusqu’aux racines massives
Comme
sur les ruines des
catacombes funèbres
Défiant
sans relâche l’embargo des civilisations.
Des
prémices empourprées de l’automne
Leur
cime meurtrie s’effeuille
Au
paradoxe de nos rêves alluvionnaires.
Captif
de leur corpuscule solitude
A
l’abri d’un monde désamorcé
Du
temps de jadis
Où
j’errais libre en forêt.