L’aube
s’évapore sur l’horizon
Le
soleil se fluide entre les nuages
L’indien
accroupi sur la terre des esprits
S’éveille
aux incantations de la brise diurne
Symphonie
d’ancêtres lointains
Il va
dans la froide rivière matinale
Lève
son regard sur l’astre divin
Lui
offre sa prière silencieuse
L’homme
couleur de cendres embraisées
A une
peau cuivrée aux ardents soleils des étés
Sculptée
dans les blizzards arides de l’hiver
Le
vieil indien pieds nus sur la terre de sa tombe
Chante
la légende et la mémoire des guerriers
En
murmurant le rituel ancestral funèbre
Il est
la sagesse des siècles.